« Une reconversion pour prendre soin des autres. » Cécile, Sophrologue.

J’ai rencontré la sophrologie par hasard à un moment où j’ai eu besoin de travailler sur moi ! Et cette expérience a transformé ma vie. 

« Une première partie de carrière avec le sentiment de ne pas mobiliser tout mon potentiel… »

Avec le recul, j’ai compris que je n’avais pas réellement choisi mes études ni mon métier. Je voulais suivre un parcours littéraire et les enseignants m’en ont dissuadé. J’ai  donc choisi par défaut une filière gestion et action commerciale. Les études étaient concrètes, nous avons eu l’occasion de développer des actions avec les entreprises. Dans la continuité du Bac, j’ai obtenu un BTS Action commerciale. Et j’ai décidé d’aller vers le secteur des banques et assurances. Je me suis laissée porter avec une capacité à toujours décrocher des jobs dans les métiers de l’assistance et du commerce ! Des postes dans lesquels je me suis éclatée. Mes supérieurs me faisaient confiance, le management était juste, centré sur le développement. Puis j’ai travaillé quelques années dans le secteur public, je suis très vite partie car l’environnement de travail, les méthodes de management ne me convenaient pas ! Puis, j’ai découvert un autre secteur d’activité le travail temporaire comme assistante d’agence puis chargée de recrutement. Cela m’a plu, il fallait être proactif et les missions étaient variées. Mais très vite, j’ai compris que les possibilités d’évolution étaient réduites et mon travail n’était pas reconnu ! Cela me pesait. Je sentais que le changement s’imposait pour me préserver. 

« La quarantaine et ses questionnements : j’arrête tout ? Je me forme à un métier utile en accord avec mes valeurs comme la sophrologie ! »

J’ai donc décidé de négocier une rupture conventionnelle avec mon employeur dans l’idée de me former à la sophrologie. Cette reprise de formation était un challenge personnel. J’avais une revanche à prendre pour me prouver à moi-même que j’en étais capable. Le faire pour moi et non pour répondre à des injonctions !

Le secteur du travail temporaire a été très formateur. J’ai développé des compétences relationnelles et commerciales, appris à m’adapter à différents interlocuteurs et à m’organiser efficacement. J’ai aussi acquis des compétences en ressources humaines. Après avoir négocié mon départ, je ne me suis pas sentie prête. J’ai eu peur. J’ai alors postulé dans une autre agence de travail temporaire. J’ai été embauchée…mais cette expérience m’a conforté dans le choix, je n’étais pas en accord avec mes valeurs. Il était devenu nécessaire d’engager un changement professionnel profond et de m’écouter. Je me suis donc formée à la sophrologie à Paris. Je suis sortie de ma zone de confort ! En formation, mes collègues étaient parfois médecin…il fallait suivre. Après cette formation, je me suis sentie plus grande ! Et je continue à grandir avec de nouvelles expériences. En fait, dans ma 1ère partie de carrière, j’avais l’impression d’étouffer, de ne pas mobiliser tout mon potentiel et le comble ne pas être reconnue ! Il me manquait le partage de relations humaines tournées vers l’aide et mes valeurs étaient ébranlées. 

« Une reconversion en accord avec mes valeurs et en appui sur mes soft skills… »

Aujourd’hui, je dis que ce n’était pas vraiment moi. Mais je n’ai pas perdu mon temps, j’ai fait de très belles rencontres. Et j’ai développé et renforcé mes compétences humaines que vous appelez soft skills : compétences relationnelles, écoute, adaptation, goût pour le contact client, capacité à m’organiser. Aujourd’hui, ces compétences forment un socle pour développer mes nouvelles activités !

A travers mon expérience, j’ai compris que l’être humain peut se développer en rapport avec ses valeurs profondes et il donne alors le meilleur de lui-même. Aujourd’hui, je suis en accord avec mes valeurs : liberté, sincérité, ouverture, goût pour l’autre et partage.

C’est vraiment l’envie de transmettre mon expérience des bienfaits de la sophrologie qui m’a guidé ! Le chemin qui m’a amené à ma vie d’aujourd’hui s’est mis en place progressivement. J’avais besoin d’être davantage actrice de ma vie, de mes choix. Je voulais continuer à apporter mon aide aux autres mais avec un métier plus en accord avec mes valeurs personnelles. 

La sophrologie m’a tant apportée sur le plan personnel que j’ai décidé de me former avec comme objectif l’ouverture de mon cabinet. Le fait de l’avoir expérimenté, je suis un témoin vivant pour les personnes que j’accompagne. Tout en étant dans une démarche d’accompagnement très professionnel, j’ai acquis des techniques, des outils mais je m’appuie sur mes valeurs et mes qualités humaines. D’ailleurs quand je ne suis plus en accord avec mes valeurs, je le ressens.

Je me suis formée jusqu’au cycle supérieur en sophrologie qui nécessite un travail sur soi pour nous permettre d’appréhender toute la méthode. C’était une occasion aussi de me dépasser, de tester mes propres ressources. Dans ce dernier cycle de formation, j’étais essentiellement avec des professionnels de santé, des médecins qui viennent aussi acquérir des techniques pour accompagner leurs patients ! Au début, je me disais que je n’avais pas leur niveau de connaissances…et j’ai compris que nous pouvions tous apporter ! 

Aujourd’hui, j’ai ouvert mon cabinet et la sophrologie est mon activité principale.  J’accompagne les particuliers lors de séances individuelles ou d’ateliers collectifs. Je me suis également formée pour intervenir en entreprise sur plusieurs thématiques : concentration et sophrologie, atelier qualité de vie au travail er prévention des RPS.

Merci, Cécile d’avoir accepté de partager votre parcours de reconversion avec nous ! 🙌

Nous retenons :

✦ S’écouter,

✦ Aller vers des projets qui font sens pour soi,

✦ Capitaliser sur son expérience professionnelle et sa valeur ajoutée,

✦ Reprendre des études et découvrir ses nouvelles ressources. 🌟🌈