A 50 ans, Une reconversion réussie vers l’humain !

Un parcours professionnel dans la banque de guichetier à Responsable de Marché.

Je n’étais pas fait pour les études. J’aurais aimé être chirurgien mais j’étais fâché avec les maths enseignés à l’école ! Après le bac, je m’inscris en BTS comptabilité.  Des maths mais très concrets. J’ai l’occasion de faire un stage chez un expert comptable. Je découvre un métier qui me plaît.  Mais je loupe mon BTS à cause des maths. 

Je pars au service militaire. A mon retour, je ne sais vraiment pas vers quel métier me diriger. J’envoie plusieurs candidatures spontanées aux banques. Toutes positives !  Je choisis le Crédit Agricole. Je commence comme Guichetier, le contact commercial me plaît. Je suis fils de commerçant, enfant je servais les clients.  Puis, Conseiller Financier Professionnel. Avec une forte envie d’évoluer, je suis le programme de formations internes. Je suis promu Responsable Prêts des professionnels d’un secteur géographique. 

Directeur d’agence d’une banque coopérative, je découvre le secteur de l’économie sociale et solidaire ! Une histoire de rencontres.🙌

Mon ambition était de devenir Directeur d’Agence. J’ai souvent pris des décisions sur le vif. Je réponds à une offre d’emploi de Directeur d’agence dans une banque coopérative. Le Directeur de la Région Nord me fait confiance. Il me confie la responsabilité du développement d’une clientèle très spécifique le secteur associatif et plus particulièrement les grandes associations.  Je travaille d’arrache-pied pour développer ce marché. Mon premier contact avec le secteur de l’économie sociale et solidaire ! Je découvre un secteur marqué par un engagement, des valeurs humaines très fortes. 

La vie est bien faite ! Un ex-collègue me parle d’un poste de Responsable Marché Professionnels et Associations à pourvoir dans une autre banque. Je tente ma chance ! Je suis recruté au siège régional pour développer ce marché. Puis j’évolue à Paris comme Responsable National du Secteur Handicap avec pour mission de créer de nouveaux produits. Au début, le job est passionnant ! Je crée et développe notamment des offres pour les personnes sous tutelle. Je forme les équipes dans les agences aux nouveaux produits. Ces produits existent toujours ! Mais au bout de quelques années, je ne me sentais plus bien dans mon poste, trop éloigné du terrain.

Lors d’un congrès associatif de l’UNAPEI, je rencontre l’un de mes anciens clients, le Directeur de l’ADAPEI de la Somme. Il a senti que j’avais envie de m’investir dans d’autres projets. Quelque mois après, il m’appelle pour me parler d’un poste de Directeur qui se libère dans un des établissements de l’association, un ESAT en me disant « J’ai pensé à vous … » Une étincelle ! A Paris, j’étais dans un confort, je gagnais bien ma vie. J’avais déjà changé plusieurs fois d’employeur. Cette fois, il s’agissait de quitter un secteur que je connaissais très bien, un confort matériel.  Mais je ressentais un vrai besoin de changer.

J’accepte ce poste. Je découvre le métier de l’accompagnement des personnes handicapées mentales. A mon arrivée, je m’appuie sur les compétences techniques des équipes. Les ESAT sont des structures singulières chargées d’une mission médico-sociale et développant des activités commerciales. Donc intégrés à la sphère de l’économie réelle. D’ailleurs, je prends des décisions de chef d’entreprise ! Aujourd’hui, notre activité se développe autour de 4 pôles : la sous-traitance industrielle, les espaces verts, la blanchisserie industrielle et le maraîchage biologique ! 

A mon arrivée, l’équipe craignait que je privilégie ma vision de banquier. Nous avons réussi à développer un projet alliant qualité de l’accompagnement médico social et développement d’activités économiques créatrices d’emploi pour notre public. J’ai mis à profit mon expérience du développement commercial. Nous avons défini notre projet d’établissement, élaboré des business plan et développé de nouvelles activités : blanchisserie, jardin biologique, activités industrielles. Nous avons engagé des investissements conséquents. C’est un succès ! 

Un projet réalisable grâce à une reprise d’études à plus de 50 ans.💪💥

Pour être Directeur d’ESAT, il faut avoir un diplôme de niveau bac + 5. J’ai donc repris des études, un Master en Management des Structures de l’Economie Sociale. Un parcours de 2 ans très intéressant avec de nombreuses interactions et des partages d’expérience avec de grandes entreprises (Airbus, Carrefour…). 

C’était une période très intense : le travail, les cours et le mémoire ! Ma fille était aussi en Master à l’époque. Elle s’est intéressée à mes études m’a questionné sur mon parcours, mes choix. Nous avons énormément discuté sur ses projets professionnels sur le sens qu’elle voulait donner à sa vie.

En fait, j’ai regretté de ne pas l’avoir fait plutôt. Si on se lance, c’est qu’inconsciemment on a les qualités. Il faut bien réfléchir, évaluer la faisabilité de son projet et foncer quand on est décidé.

Un changement profond vers plus d’humain 🤗

Je comprends que dans cette dernière expérience, j’ai cultivé mon goût pour les relations humaines 🌟 :

  • Savoir faire confiance à une équipe, 
  • Accompagner l’équipe et bien communiquer,
  • Etre capable d’évoluer soi-même et de se remettre en question, 
  • Savoir s’appuyer sur ses atouts et les forces des individus.

Toutes les qualités d’un manager, d’un leader… dixit We Change Up ☀️🌈

Vos conseils pour changer ? « Ne pas changer pour fuir un mal être dans son job ! »

📍Ne pas aller trop vite, 

📍Se donner le temps de découvrir un nouveau métier, un nouveau secteur d’activité

📍Se préparer : ce n’est pas facile, tout n’est pas rose,

📍Peser les impacts financiers de ses choix.

📍S’appuyer sur son expérience, ses compétences humaines et professionnelles.